La Méduse finit par s'immobiliser, lamentablement échouée par beau temps et à marée haute. Les 6 canots de sauvetage sont bien insuffisant pour les 400 occupants.

On voit un orage qui se prépare, le ciel s'obscurcit à la droite du tableau : des nuages noirs s'amoncellent, le vent forcit.

Et, comble de malchance, le vent souffle de droite à gauche, emportant le radeau en plein dans la direction de cette vague énorme.

Le radeau va-t-il tenir dans la tempête qui se prépare ?

Les naufragés vont-ils être jetés à la mer avant même d'avoir été repérés par le navire au loin ? A la Restauration, en 1816, l'Angleterre rend à la France le Sénégal.

Sur le radeau de 20 x 7 mètres s'entassent 152 hommes, essentiellement des soldats, des marins, des ouvriers.

Un équipage de soudards, d'anciens déserteurs et de bagnards.

Une liste des passagers privilégiés est établie, les officiers aussi se donnent une place dans les chaloupes, de Chaumareys est d'ailleurs un des premiers à quitter le navire, sous la huée de l'équipage.

On construit un radeau de fortune qu'on surnommera la "machine", avec les planches et les mâts de la Méduse.

Pour que les forts aient une chance de survivre, on décide de jeter les blessés et les plus faibles par dessus bord, on jette également à la mer toutes les armes sauf un sabre, pour éviter tout problème ultérieur. Après treize jours de dérive, une voile apparaît à l'horizon, c'est l'qui contient 90 mille francs propriété du Roi !